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  • Emir BERKANE

Le MPRH fait des récifs artificiels en Algérie une réalité.


C’est à l’initiative du Ministère de le pêche et des ressources halieutiques qu’un atelier ayant pour sujet l'immersion des recifs artificels s’est tenu le 29 décembre dernier au niveau du siège du Ministère.

Ce projet prévu dans le cadre du plan Aquapêche 2020, dévoile l’installation de récifs de production qui contriburont à l’accroissement des réserves halieutiques, au soutiens de la pêche artisanale, ainsi qu’au (re)peuplement de certaines zones sablonneuse voire vaseuses.

L’Algérie qui connaît un retard très net par rapport au autres pays riverains de la méditerranée (voir carte), semble vouloir démarrer ce projet sur des bases solides, profitant de l’experiance de pays leader tel que le japon et forte d’une dynamique instaurée par le Ministre Sid Ahmed Ferroukhi lui même.

Cette première rencontre avait pour but de réunir les acteurs de la future démarche : MPRH, Forces navales algériennes (Gardes cotes), Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Chambre de la pêche et bien sure les représentants de la société civile.

C’est Monsieur GUENATRI qui a ouvert le bal en plantant le décor et en expliquant le cadre de travail de la commission récifs dont il a la charge.

Après les présentations des associations, Barbarous pour Oran qui a dévoilé son projet de recif à la redaction auquel elle travaille depuis bientôt deux années, ce fut ensuite le tour de l’association Nautilus de Dellys, qui nous a présenté un magnifique travail expérimental d'immersion d'un mini récifen forme de pyramide méttalique, sur leur plage par 10m de fond, durant une année.

Enfin ce fut le tour de l’école de formation technique de pêche et d’aquaculture d’El KALA, représentée par son directeur Nadir TOUATI, qui a surprit tout le monde en dévoilant un projet de sabordage de deux epaves de 10m propriété de l’EFTPA.Le projet en etait deja à la seconde phase soit la phase de dépollution avant immersion.

Après ces présentations fut ouvert le bal des questions-réponses, l’essentiel tournait évidemment autours de la règlementation et de la législation.J’ai donc pu partager l’experiance des tentatives de 2012 avec le Club Hippone Sub de Annaba, première association a avoir emis le souhait d’installer en collaboration avec l’université de BAdji Mokhtar et sous la supervision du Pr Derbal Farid, des recifs à titre expérimental.Le vide juridique et les méandres administratifs dans le triangle : Marine-Environnement-Pêche auquel nous nous etions frotté à Annaba puis Barbarous à Oran, ont fini de convaincre tous les présents de la nécessité absolue de mettre en place une réglementation claire et détaillée sous l’égide du Ministère de la Pêche s’appuyant sur des textes déjà existants dans le cadre de l’Aqua pêche et cet espoir enfin de voir à très court terme se multiplier les structures immergées.

Les débats ont ensuite tournés autour des techniques de dépollution inspirée de la convention de Londres dont l’Algérie et signataire et l’impact de structures immergées sur l’environnement hantise de la représentante de l’environnement qui est allée jusqu’à poser la question de l’impact sur la faune et flore sous-marine….de la rouille engendrée par ces structures. Autre interrogation qui démontre la nécessité d’une vulgarisation de ce procédé celle du représentant des pécheurs en chalutier, inquiet de l’impact des zones de pêche au delà des 50 m de profondeurs, donc bien au delà de la profondeur recommandée pour les récifs.

De bonnes surprises pourtant lors de cette réunion comme ces deux cadres du MPRH formés à l’installation des récifs artificiels au Japon durant plusieurs semaines voire des mois et qui pourront a coup sure piloter les études nécessaires en évitant ainsi l’opportunisme et l’amateurisme de certains bureaux d’études.

Mais comme à chaque fois c’est l’intervention du Ministre Ferroukhi qui donnera au projet son pragmatisme et sa praticité. Ordonnant que des ateliers et des commissions soit mise en place rapidement il n’a eu de cesse de démontrer l’intérêt des expériences pilotes telles que celle de l’EFTPA, en tant que plateforme aux textes règlementaires futurs. Textes règlementaires qui devront faciliter les initiatives locales pour l’installation de structures au préalables dépolluées et respectueuse de l’environnement. Il insistera également sur la nécessité de faire suivre ces projets par les pôles universitaires régionaux permettant ainsi un échange d’informations vital entre universitaires, associations et les pécheurs, premiers bénéficiaires du projet.

En conclusion, l’année 2015 est à marquer d’une pierre blanche car elle verra grâce au Ministère de la pêche et des ressources halieutique l’avènement des récifs artificiels (bâtis ou épaves), un dispositifs qui ne manquera pas de faire parler de lui dans les années avenirs tant son impact sur la ressource sera important.

PROGRAMME

Atelier portant sur la réalisation et l'immersion de récifs artificiels le long de la cote algérienne

Lundi 29 décembre 2014 au siège de MPRH .


  • Communication 01 : Les récifs artificiels objectifs et enjeux par Mr F.GUENATRI /MPRH.

  • 
Communication 02 : Projet d’installation d'un récif artificiel au niveau de la côte Oranaise par Mr M.H.KAIS /Association écologique Marine BARBAROUS-ORAN.

  • 
Communication 03 : Projet récifs artificiels Boumerdes par Mr M.H.LALEG / Association NAUTILUS Boumerdes Dellys.


  • Communication 04 : Réhabilitation du littoral du Cap Rosa à travers la récupération des croix de Saint André et la pose de récifs artificiels par Mr M N. TOUATI & Dr EMIR BERKANE/ EFTP EL TAREF.

  • 
Communication 05 : Termes de références d'un projet portant étude pour la réalisation et l'immersion de récifs artificiels le long de la côte algérienne par Mr F.GUENATRI /MPRH .


-Débat & recommandations.

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